Point d'honneur aux supporters brestois bien courgeux d'avoir fait le déplacement jusqu'au parc de sports d'Avignon. Car les supporters seront toujours là, dans les bons moments mais surtout dans les moments difficiles à l'image de l'an dernier. Quoique cette année, l'évolution ne saute pas aux yeux...

Analyse d'Alain (à gauche), fervent supporter du Stade Brestois depuis 1978:

"Le déluge et la douche froide ! Après le déluge subi la veille qui avait provoqué au bout de 11 minutes l'interruption d'un match (qui n'aurait jamais du avoir lieu), on était loin d'imaginer qu'un tel scénario pouvait encore nous tomber sur la tête ! Et cela précisément sous la forme d'une tête lobée de l'attaquant arlésien Nabab qui mit une éternité à retomber derrière le pauvre Alexis Thébaux, qui ne méritait sûrement pas ça, à quelques minutes du coup de sifflet final. Il restait 4 minutes à jouer et on se disait qu'on allait se contenter d'un pov' 0-0 des familles !

Quelle désillusion dans ce triste Parc des sports d'Avignon qui sonnait creux, seulement "troublé" par les les chants alternés des deux minuscules kop d'Arles et d'Avignon. On entendait d'ailleurs davantage les "Allez Brest" fusant des expatriés brestois venus pour la circonstance garnir les travées vides, baignées par le soleil provençal. Après la douche de la veille, on pouvait croire que le soleil allait illuminer le jeu brestois. Que neni ! La grisaille teintait encore le jeu des brestois qui avait décidé de jouer sur un rythme lancinant alors qu'ils avaient largement le potentiel (surtout au milieu, avec un Pérez très remuant, un Ramaré bouche-trous et un Guidileye incisif) pour bousculer cette équipe arlésienne qui ne se distinga en première mi-temps que sur deux actions dangereuses aux abord vers la demi-heure de jeu.

Entre temps, Brest avait décidé de foirer sa composition en ratant l'immanquable à la 10e minute par Coulibaly face aux buts, bien servi par une action lumineuse de Khaled (sa seule belle action du match !). Un Stade Brestois qui ne s'illustra que par une belle reprise de Guidileye, très actif, à la 15e minute et par un coup-franc détourné de Pérez à la 45e. Changement de décor dès la reprise avec des avignonnais très mordants qui en trois occasions successives firent briller Alexis Thébaux qui sauva son équipe par des réflexes étonnants.L'orage est de nouveau passé pour le Stade, Brest retombe dans ses travers majeurs, c'est-à-dire passer à travers de son match !

En attaque, Abel Khaled rata par deux fois d'énormes occasions de buts et de tuer le match. Imité par Dominique Pandor qui rata l'égalisation dans les dernières secondes, ce qui aurait été la récompense d'un match correct de sa part. La défense, qui vit les latéraux pointer aux abonnés absents sur l'action du but de la 86e. provoqua un immense couac alors qu'elle avait bien tenu la route jusque là, bien emmenée par le "patron" Florian Lejeune. Dans le coaching, seul Jordan Lebacle est entré pour dynamiser le jeu à la place de ce pauvre Khaled à la maladresse criante. 

La douche de la veille s'en était peut-être allée du ciel avignonnais mais elle avait décidé de plomber le ciel des brestois à la 86e minute. Amère déception que l'accueil sympathique des locaux n'effaça pas. Trist' eo !" Résultats de courses: Brest est treizième et n'arrive guère à enchaîner plus de deux résultats positifs. Enième coup d'arrêt. Il serait temps de se remettre en question avant la Coupe de France à Sablé sur Sarthe et la réception de Niort à domicile.

Seul Lebacle aura redonné pendant quelques secondes le sourire aux brestois, il s'est battu !

Merci à Lanig de la page Ici c'est Brest pour ce compte-rendu appréciable d'un match que personne ou presque n'a vu. On n'a pas raté grand chose visiblement. Retrouvez Lanig et sa communauté facebook ici.

Crédit Photo: ©Alain Houérou.