Réduits à dix dès la 13ème minute sur un tacle non maîtrisé et les deux pieds décollés d'Alexandre Alphonse, les brestois ont su tirer leur épingle du jeu en seconde période pour revenir au score après un but encaissé juste avant la mi-temps. C'est un bon point de pris pour Brest au vu de la physionomie de la rencontre. Inquiétants en première mi-temps, les brestois se sont montrer valeureux et on tenu tête aux troyens. Résumé.

Retour compliqué pour Alphonse

Il faisait son retour sur la pelouse qu'il n'avait plus foulé depuis le 29 avril 2012, lors d'un match contre Auxerre et une déroute 4 à 0 à l'extérieur. Victime d'une inflammation chronique de tendon d'Achille, il a pourtant tout fait pour revenir au plus vite mais a été freiné par des fractures de fatigue surement liées à son opération. Hier soir, l'attaquant brestois occupait le flanc gauche de l'attaque, accompagné de Pandor à droite, en soutien de Verdier en pointe. Et pour son retour, Alexandre Alphonse pouvait rêver mieux.

Pourtant, sous un crachin typiquement brestois, ses premières touches de balles étaient de bon augure pour la suite, avec une mobilité et des passes bien assurées. Mais sur une action anodine et loin du but, Alphonse fauche son vis-à-vis avec bien trop de virulence. Un tacle non-maîtrisé, à retardement, et les deux pieds décollés, c'est donc rouge. Il ne contestera d'ailleurs pas la décision de l'arbitre. Brest devra jouer à dix tout le long du match. Un excès d'engagement probablement qui démontrait une grande motivation pour son retour. D'ailleurs, ses premiers tacles étaient parfaitement exécutés.

La sanction tombe

Malgré, une mi-temps moyenne des deux équipes et une période plutôt équilibrée, les brestois vont finir passer être punis de leur infériorité numérique. Et il ne faut pas une plénitude d'occasions pour que l'ESTAC trouve la faille. Toutefois, il fallait s'y attendre, à dix contre onze, avec surtout un Gimbert percutant. Première alerte pour les brestois: frappe auboise des 18 mètres repoussée par Thébaux dans les pieds de du même Gimbert qui ajuste Thébaux dans le but vide.Mais l'attaquant avait commis une faute sur le portier brestois en lui marchant dessus.Grosse frayeur pour l'équipe finistérienne.

Brest laisse passer l'orage mais n'arrive pas pour autant à se créer de bonnes situations offensives.Il est vrai qu'à dix, c'est bien plus compliqué et il semble logique que les brestois d'attèlent à bien défendre tout d'abord. Arrive ensuite la 37ème minute et les brestois craquent. Stéphane Darbion, ancien nantais notamment, arrive à grand enjambées vers la surface de réparation et décoche un tir puissant et soudain des 25 mètres. Thébaux est visiblement masqué et ne s'y attendait pas, coup dur pour les rouge et blanc. Brest n'a pas démérité à dix, mais la sanction est logique. Un geste non maîtrisé qui risque d'être sanctionné lourdement (2 ou 3 matchs de suspensions) et qui handicapera le Stade Brestois lors de son prochain match, Verdier étant également suspendu.

Un nul au courage

Hier soir, c'était visiblement la soirée des retours, dès le retour des vestiaires, Alex Dupont sort son ailier droit Pandor et fait entrer en jeu Bernard Mendy, qui dispute son premier match de la saison. Choix défensif et logique quand on est à dix mais pas forcément idéal pour revenir au score. Les brestoises paraissent mieux en cette deuxième mi-temps, en montrant plus de détermination. Et cela se précise, les actions brestoises commencent à être plus tranchantes et Mathieu Dreyer, portier troyen commence lui aussi à être sollicité. Sur une belle frappe prise en demi-volée, Verdier voit son ballon enlevé de la lucarne par un Dreyer attentif. C'est la plus belle occasion du match. Et c'est Verdier qui montre l'exemple côté Brest, il se bat sur tous les ballons mais ne cesse de prendre des coups, un peu seul contre tous.

Il manque tout de même de la percussion dans le jeu brestois et c'est sur une accélération de Verdier au sein de la surface auboise que le numéro 9 se fait faucher. L'arbitre n'hésite pas la moindre seconde et désigne le point de pénalty. Pénalty qui, au ralenti est tout à fait évident. Il se présente donc face à Dreyer pour éventuellement inscrire sa sixième réalisation de la saison. Serein, c'est à présent chose faite, Verdier fixe le côté gauche et attend que Dreyer se couche sur sa droite. Il opte donc pour le côté droit et frappe à mi-hauteur et ça fait but !

Le coaching, c'est-à-dire les entrées d'Auras et de Rousseau ne changeront rien mais le jeune Rousseau à droite a été séduisant sur les quelques ballons qu'il a touché. Malgré un joueur de moins dans ses rangs le Stade Brestois obtient un bon point, grâce à un Nicolas Verdier intraitable. Sa gnac a été déterminante à l'image de l'état d'esprit des joueurs en deuxième mi-temps. Cependant, Brest n'y arrive toujours pas à domicile et se projette désormais sur le prochain match, un déplacement à Arles-Avignon.